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Plus que jamais, bioMérieux a la sécurité alimentaire à cœur.
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Plus que jamais, bioMérieux a la sécurité alimentaire à cœur.

Grand fléau du 21e siècle, la résistance aux antimicrobiens (RAM) a longtemps été attribuée aux milieux cliniques. Or, nous savons aujourd’hui qu’elle prend également source dans l’industrie agroalimentaire. L’urgence d’agir se fait sentir : il faut sensibiliser les gouvernements et les producteurs agroalimentaires à la RAM dans une optique d’innocuité des aliments.
6 août 2019

Plus que jamais, bioMérieux a la sécurité alimentaire à cœur.

En octobre dernier, bioMérieux Canada a tenu son troisième symposium annuel sur la salubrité alimentaire en collaboration avec le Canadian Research Institute in Food Safety (CRIFS) de l’Université de Guelph. Intitulé Food Safety Anti-Microbial Resistance (AMR) in the Food Chain – It’s Hard to Resist!, l’événement réunissait des conférenciers de renom spécialisés en sécurité des aliments. L’objectif : promouvoir une meilleure compréhension des enjeux liés à la propagation de la RAM dans la chaîne agro-alimentaire.

La RAM est devenue un sujet chaud pour bon nombre d’institutions, incluant notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que des organismes gouvernementaux aux quatre coins du globe. Qu’elle soit curative ou prophylactique, l’utilisation massive d’antibiotiques en agriculture, en élevage industriel et en médecine humaine ou vétérinaire a créé un terreau propice à l’essor de bactéries résistantes. Non seulement celles-ci restent insensibles à l’action des antimicrobiens, mais elles peuvent également aussi transmettre leur résistance à des bactéries encore sensibles. Résultat : nous avons recours aux dernières générations d’antibiotiques épargnées par ce fléau, et les nouveaux antimicrobiens d’origine naturelle sont de moins en moins répandus et efficaces.

Les avancées technologiques ouvrent des perspectives inédites en favorisant la découverte de molécules et de traitements synthétiques d’avant-garde. Mais le temps presse. Des dizaines d’années pourraient s’écouler avant qu’une éventuelle percée puisse être mise en marché. Il est primordial d’instaurer des programmes internationaux pour une utilisation saine des antibiotiques dans les secteurs agroalimentaires et cliniques. Pour ce faire, il faut comprendre et évaluer l’impact de la RAM sur la sécurité alimentaire, de même que lutter pour accroître l’influence positive de l’industrie sur la santé publique.

Dans le cadre du symposium sur la RAM, les conférenciers ont présenté une variété de pratiques et projets déployés en milieux gouvernemental, agroalimentaire ou clinique. Tous ont apporté un éclairage nouveau au problème et aux solutions envisageables – et contribué à donner une lueur d’espoir.

 

Faits saillants du symposium
 

Aline Dimitri, Ph. D., directrice générale et chef adjointe de la salubrité des aliments à l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a exposé la menace croissante que représente la RAM pour la santé animale et humaine dans le monde. Selon elle, ce problème complexe nécessite l’action coordonnée de partenaires nationaux et internationaux. Mme Dimitri a également parlé des mesures prises par le Canada, qui joue un grand rôle sur la scène mondiale, dans la lutte contre la RAM.

Rebecca Irvin, Ph. D., D.V.M., M. Sc., a discuté du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens, créé par l’Agence de la santé publique du Canada, dans une présentation intitulée « Canadian Integrated Program for Antimicrobial Resistance Surveillance – 16 years of data from the Canadian food chain ».

Sylvain Fournaise, Ph. D., vice-président, Sécurité et services techniques chez Olymel, a traité de l’avenir des antibiotiques dans un contexte de production animale, sous le thème « Future of antibiotics in animal production: the crystal ball of a meat processor ». 

Guy Latreille, directeur, Conformité et gestion de risque – Excellence opérationnelle et qualité chez Agropur, a exprimé sa vision d’une utilisation responsable et prudente des antibiotiques dans l’industrie laitière mondiale : « A global dairy position for a prudent and responsible use of antibiotics ».

Patrick Boerlin, Ph. D., professeur agrégé au département de pathologie et de biologie de l’Université de Guelph, s’est penché sur l’évolution de la résistance entérobactérienne chez les animaux d’élevage au Canada. Il a notamment cité des exemples de résistance induite par l’administration d’antibiotiques à des espèces destinées à la consommation, pour ensuite illustrer la progression récente de la RAM à l’aide de cas hautement préoccupants de résistance à la gentamicine et aux céphalosporines à spectre élargi (C4G). Plus particulièrement, il s’est intéressé à l’émergence de gènes insensibles aux C4G, ainsi qu’au potentiel de co-sélection de résistance aux C4G et à la gentamicine provenant de l’utilisation d’antibiotiques jugés moins importants. Pour terminer, il a dévoilé des résultats de recherches portant sur les gènes de résistance au cuivre transférables, leur effet sur les salmonelles et leur absence des souches d’Escherichia coli. 

Joanna Merckx, Ph. D., M. D., M. Sc., directrice, Affaires médicales chez bioMérieux Canada Inc., a clos le symposium en partageant son point de vue de la RAM dans une optique médicale, sous le titre « One health approach: the human piece of the puzzle ».

Pour en savoir plus sur les enjeux de la RAM dans le domaine agroalimentaire, consultez le site de bioMérieux Canada.

Et surtout, surveillez la parution de notre prochaine infolettre, où vous pourrez notamment écouter une entrevue exclusive avec Aline Dimitri.

Visionner les vidéos ici

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bioMérieux en une minute
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bioMérieux en une minute

Avec ses expertises de pointe, bioMérieux contribue à l’amélioration de la santé publique partout dans le monde. Voyez un aperçu de ce que nous faisons de mieux.
8 mai 2019

bioMérieux en une minute

Avec ses expertises de pointe, bioMérieux contribue à l’amélioration de la santé publique partout dans le monde. Voyez un aperçu de ce que nous faisons de mieux.

Acteur mondial dans le domaine du diagnostic in vitro depuis plus de 55 ans, bioMérieux est présente dans plus de 150 pays au travers de 43 filiales et d'un large réseau de distributeurs.

bioMérieux offre des solutions de diagnostic (systèmes, réactifs et logiciels) qui déterminent l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour améliorer la santé des patients et assurer la sécurité des consommateurs. Ses produits sont utilisés principalement dans le diagnostic des maladies infectieuses. Ils sont également utilisés pour la détection de micro-organismes dans les produits agroalimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.

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Antibiogouvernance : améliorer les soins aux patients et réduire les coûts d’hospitalisation
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Antibiogouvernance : améliorer les soins aux patients et réduire les coûts d’hospitalisation

améliorer les soins aux patients et réduire les coûts d’hospitalisation
8 mai 2019

Antibiogouvernance : améliorer les soins aux patients et réduire les coûts d’hospitalisation

La résistance aux antimicrobiens est un problème de santé publique mondial. On estime que, d’ici 2050, plus de 10 millions de personnes pourraient en mourir chaque année. Dans cette optique, un programme d’antibiogouvernance a été mis sur pied il y a cinq ans au Providence Health Care, en Colombie-Britannique. L’objectif : promouvoir une utilisation responsable des antimicrobiens et assurer la disponibilité de cette ressource pour les générations à venir.

Le Dr Victor Leung dirige le programme d’antibiogouvernance du Providence Health Care. Selon lui, de 20 % à 40 % des antibiotiques sont utilisés à mauvais escient dans les hôpitaux canadiens. « Il peut s’agir d’ordonnances injustifiées, de posologies inadéquates, ou même de médicaments mal choisis pour l’infection à traiter. » Peu importe la cause, ce genre d’abus peut entraîner des conséquences graves chez les patients, en plus de limiter les possibilités thérapeutiques pour les cas futurs et certains cas actuels.

D’un point de vue économique, les antimicrobiens occupent le deuxième rang des médicaments les plus coûteux prescrits dans les hôpitaux. Administrés de façon injustifiée ou trop prolongée, ils peuvent représenter une perte financière considérable pour les établissements.

Selon le Dr Leung, l’incertitude diagnostique est l’un des principaux facteurs de mauvaise utilisation des antimicrobiens. Les hôpitaux gagnent à adopter des tests diagnostiques efficaces pour accroître leur certitude – et ainsi améliorer les soins aux patients ainsi que réduire les coûts liés aux antimicrobiens et à la gestion des lits.

Dans le cadre du programme d’antibiogouvernance, le Dr Leung a découvert qu’en privilégiant une approche collaborative plutôt que des mesures imposées, on obtient des résultats prometteurs : moins d’antibiotiques administrés, de cas d’infection à C. difficile recensés et de frais d’hospitalisation engagés, et une meilleure coopération dans les soins cliniques. Aujourd’hui, le programme du Providence Health Care est financièrement autonome.

Pour en savoir plus sur l’antibiogouvernance et les pratiques mises en œuvre par le Dr Leung, écoutez notre baladodiffusion :

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Traitements aqueux et non aqueux : neutralisation des agents pathogènes dans les aliments frais et à faible teneur en humidité
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Traitements aqueux et non aqueux : neutralisation des agents pathogènes dans les aliments frais et à faible teneur en humidité

Depuis des années, il existe un consensus au sein de l’industrie alimentaire selon lequel pour nettoyer les aliments frais et à faible teneur en humidité, et les rendre propres à la consommation en neutralisant les agents pathogènes, un traitement à base d’eau et de désinfectants suffit.
13 décembre 2018

Traitements aqueux et non aqueux : neutralisation des agents pathogènes dans les aliments frais et à faible teneur en humidité

Depuis des années, il existe un consensus au sein de l’industrie alimentaire selon lequel pour nettoyer les aliments frais et à faible teneur en humidité, et les rendre propres à la consommation en neutralisant les agents pathogènes, un traitement à base d’eau et de désinfectants suffit.

Pourtant, des études récentes ont montré que les traitements aqueux peuvent se montrer inefficaces et causer plus de problèmes qu’ils n’en résolvent, surtout en matière de contamination croisée. En effet, l’utilisation d’eau peut répandre les bactéries pathogènes et les pesticides d’un produit à l’autre. Et ce n’est pas tout : quand un aliment à faible taux d’humidité est exposé à de l’eau, cela peut résulter en une augmentation des risques de populations endémiques de salmonelles.

À la lumière de ces résultats, des chercheurs comme Keith Warriner de l’Université de Guelph se sont tournés vers de nouveaux traitements non aqueux pour la neutralisation sécuritaire des bactéries pathogènes.

En éliminant l’eau de l’équation, ces technologies – comme l’ozone pulsé, les procédés d’oxydation avancée (POA) et les désinfectants à base d’éthanol et d’acide peracétique – décontaminent la nourriture de façon sûre, ne laissent aucun résidu et n’altèrent aucunement les aliments.

« Ce que ces trois technologies ont en commun, c’est qu’elles peuvent facilement être implantées, affirme le Dr Warriner. Elles peuvent être utilisées en continu, sur de grands lots, et elles ne détériorent pas les produits. Je crois que ces technologies iront loin. »

Mais en quoi sont-elles conformes à la Food Safety Modernization Act et au Règlement sur la salubrité des aliments au Canada? « La grande différence est que présentement on a des mesures de prévention des risques, explique le Dr Warriner. Ce que ça signifie, c’est que le processus de traitement des aliments doit être validé; on doit démontrer qu’il ne causera pas de contamination croisée. C’est donc un bon moment pour que ces technologies émergent, parce que les régulateurs exigent cette démonstration. »

Bien qu’ils soient sécuritaires et rentables lorsqu’implantés, les traitements non aqueux pour les aliments frais et à faible teneur en humidité ne remplaceront pas les solutions aqueuses du jour au lendemain. « Les changements prennent du temps, admet le chercheur. Mais tout part d’une première étape. Selon moi, d’ici cinq ou six ans, ces technologies seront plus répandues. »

Pour en savoir plus, écoutez cette baladodiffusion du Dr Warriner :

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Pathogenia : un procédé novateur pour prévenir les rappels d’aliments
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Pathogenia : un procédé novateur pour prévenir les rappels d’aliments

Au cours des dernières années, l’industrie mondiale des fruits et légumes surgelés a connu de nombreux rappels d’aliments – dont le plus récent, causé par un virus, s’est avéré particulièrement préoccupant. Nourrir la planète avec des denrées salubres est non seulement un défi, mais une lutte constante qui a mené à la création de Pathogenia, tout premier laboratoire de virologie agréé de l’industrie agroalimentaire au Canada. Dans une entrevue accordée à bioMérieux, Prasant Prusty, directeur et cofondateur de Pathogenia, s’est penché sur l’ampleur du défi.
13 décembre 2018

Pathogenia : un procédé novateur pour prévenir les rappels d’aliments

Au cours des dernières années, l’industrie mondiale des fruits et légumes surgelés a connu de nombreux rappels d’aliments – dont le plus récent, causé par un virus, s’est avéré particulièrement préoccupant. Nourrir la planète avec des denrées salubres est non seulement un défi, mais une lutte constante qui a mené à la création de Pathogenia, tout premier laboratoire de virologie agréé de l’industrie agroalimentaire au Canada. Dans une entrevue accordée à bioMérieux, Prasant Prusty, directeur et cofondateur de Pathogenia, s’est penché sur l’ampleur du défi.

Rappel de produits : un événement désagréable

Prasant Prusty travaille depuis bon nombre d’années dans l’industrie alimentaire mondiale, où il a occupé différents postes de direction. Récemment, à titre de directeur de la qualité pour un grand producteur d’aliments surgelés nord-américain, il a aidé son équipe à respecter les meilleures pratiques de salubrité alimentaire tout au long de la chaîne logistique, de la production à l’approvisionnement, en passant par la transformation, le transport, l’emballage et la livraison finale.

Malgré toutes les précautions prises, le fabricant a dû procéder à un rappel d’aliments. « Le rappel était causé par une contamination à l’hépatite A, se souvient Prasant Prusty. Le défi nous a tous pris de court. » L’entreprise avait pourtant mis en œuvre un programme de salubrité alimentaire robuste qui couvrait toutes les étapes du processus, du champ à la table.

Cet incident a mis en évidence d’importantes lacunes nord-américaines en matière de virologie alimentaire. Pour les entreprises agroalimentaires canadiennes, il n’existait aucun outil permettant de détecter les virus, ni de directives claires visant à prévenir la contamination. Lors du rappel d’aliments, aucun laboratoire canadien n’offrait de services de détection virale pour les matrices alimentaires. Deux laboratoires offraient de tels services aux États-Unis, mais ils ne pouvaient analyser que 10 échantillons par semaine tout au plus.

Pathogenia : premier laboratoire privé spécialisé en virologie alimentaire au Canada

Une méthode de détection des virus n’est efficace que si l’échantillonnage a été réalisé adéquatement. Or, en l’absence de normes, de critères ou de laboratoires disponibles pour mener ces analyses, quelle est la marge de manœuvre?

Voyant la nécessité d’aider les fabricants à améliorer leurs pratiques de salubrité alimentaire, Prasant Prusty et son équipe ont fondé Pathogenia. Ce faisant, ils ont mis sur pied le tout premier laboratoire privé de virologie au Canada et créé leurs propres outils et critères de conformité d’après les pratiques de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. Même si les normes de la FDA s’appliquent à l’industrie pharmaceutique, elles offrent un cadre de référence solide pouvant être adapté à l’industrie alimentaire.

Entièrement indépendant, le laboratoire Pathogenia utilise un modèle d’échantillonnage statistiquement significatif, reproductible et fiable qui assure un niveau de confiance de 90 % à 99 %. Il peut analyser plus de 100 échantillons par semaine et détecter la présence de pathogènes tels que les norovirus GI et GII ainsi que le virus de l’hépatite A.

Pousser l’innovation un peu plus loin

Pour Prasant Prusty, l’étape suivante consistait à obtenir la certification ISO 17025:2017 de A2LA (une agence américaine de certification réputée mondialement). Pathogenia est donc devenu le premier laboratoire de virologie alimentaire certifié au Canada, reconnu pour la fiabilité de ses procédés et leur conformité aux normes internationales, et désormais prêt à élargir sa clientèle aux quatre coins du globe.

Pour adopter un programme de salubrité alimentaire efficace, les entreprises doivent mettre en place une approche pluridimensionnelle. Et l’accessibilité de services comme ceux de Pathogenia peut certainement changer la donne, tant pour les producteurs que pour les consommateurs.

Prasant Prusty et son équipe reconnaissent le rôle crucial que l’expertise technique de Sophie Canobio et le soutien de bioMérieux pour l’élaboration de principes rigoureux ont joué dans l’essor de Pathogenia. Ce partenariat fructueux est assurément voué à un brillant avenir.

 

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Le Centre régional de santé Royal Victoria diagnostique la méningite et l’encéphalite plus rapidement avec le système FilmArray®
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Le Centre régional de santé Royal Victoria diagnostique la méningite et l’encéphalite plus rapidement avec le système FilmArray®

La méningite et l’encéphalite sont des infections potentiellement mortelles qui ciblent le liquide céphalorachidien (LCR), le cerveau ou la moelle épinière. Lorsqu’un patient se présente dans un hôpital communautaire et reçoit un diagnostic probable de méningite ou d’encéphalite, on lui administre un traitement empirique, à savoir un cocktail antibiotique, antiviral ou antifongique, idéalement après avoir prélevé un échantillon de LCR par ponction lombaire.
13 décembre 2018

Le Centre régional de santé Royal Victoria diagnostique la méningite et l’encéphalite plus rapidement avec le système FilmArray®

La méningite et l’encéphalite sont des infections potentiellement mortelles qui ciblent le liquide céphalorachidien (LCR), le cerveau ou la moelle épinière. Lorsqu’un patient se présente dans un hôpital communautaire et reçoit un diagnostic probable de méningite ou d’encéphalite, on lui administre un traitement empirique, à savoir un cocktail antibiotique, antiviral ou antifongique, idéalement après avoir prélevé un échantillon de LCR par ponction lombaire.

Dans les hôpitaux communautaires, les laboratoires de microbiologie sont limités en ressources, et la culture microbienne est souvent la seule option diagnostique disponible. Or, l’analyse du LCR est la méthode de choix pour identifier l’agent infectieux et confirmer le diagnostic. Si la présence d’un pathogène viral est soupçonnée, l’analyse du LCR doit être réalisée par des laboratoires externes, ce qui cause inévitablement des retards dans un système déjà surchargé.

bioMérieux a mis au point le FilmArray®, un système diagnostique qui fait appel à un procédé de réaction en chaîne appelé « PCR multiplex ». En une heure seulement, il permet de dépister 14 différents microorganismes potentiellement pathogènes, dont la majorité des agents infectieux responsables de la méningite et de l’encéphalite.

Le Centre régional de santé Royal Victoria est un hôpital communautaire situé à Barrie, en Ontario. Pour évaluer les effets éventuels d’une implantation de la technologie FilmArray® dans son établissement, l’équipe du Royal Victoria a mis sur pied une étude indépendante subventionnée par bioMérieux et réalisée par le Dr Giulio DiDiodato et ses collègues. L’étude a révélé qu’avec sa rapidité et sa simplicité, le système FilmArray® diminue d’environ 36 heures le temps de diagnostic et le séjour moyen par patient, et qu’il génère des économies en ressources humaines et financières. De plus, il peut s’avérer un outil crucial pour les équipes d’antibiovigilance afin de mieux encadrer les pratiques de prescription des médecins.

Somme toute, dans les hôpitaux communautaires comme le Centre régional de santé Royal Victoria, le FilmArray® favorise la prise en charge des patients atteints d’infections comme la méningite et l’encéphalite.

Visionnez cette vidéo pour en savoir plus sur le projet et ses bienfaits en milieu hospitalier.

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L’enquête Global-PPS, une alliée dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens
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L’enquête Global-PPS, une alliée dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est l’un des plus grands défis du siècle en matière de santé publique. Elle se produit quand des microorganismes développent une capacité à rendre les médicaments antimicrobiens inefficaces, augmentant du même coup le taux d’échec des traitements. La RAM est principalement attribuable à la surconsommation d’antibiotiques; d’ici 2050, si des mesures appropriées ne sont pas déployées, plus de 10 millions de personnes dans le monde pourraient en mourir chaque année. Mais sur quoi les gouvernements, les centres hospitaliers et les établissements de soins de santé peuvent-ils s’appuyer pour mettre au point des mesures efficaces?
13 décembre 2018

L’enquête Global-PPS, une alliée dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est l’un des plus grands défis du siècle en matière de santé publique. Elle se produit quand des microorganismes développent une capacité à rendre les médicaments antimicrobiens inefficaces, augmentant du même coup le taux d’échec des traitements. La RAM est principalement attribuable à la surconsommation d’antibiotiques; d’ici 2050, si des mesures appropriées ne sont pas déployées, plus de 10 millions de personnes dans le monde pourraient en mourir chaque année. Mais sur quoi les gouvernements, les centres hospitaliers et les établissements de soins de santé peuvent-ils s’appuyer pour mettre au point des mesures efficaces?

Comme l’explique Joanna Merckx, directrice médicale de bioMérieux Canada, la Global Point Prevalence Survey (G-PPS) propose un outil validé unique en son genre et facile d’emploi pour colliger et mesurer l’utilisation et la prescription d’antimicrobiens dans les hôpitaux du monde entier. Cette enquête de prévalence ponctuelle est subventionnée par bioMérieux, qui ne joue aucun rôle dans la préparation de l’étude ni dans la collecte, l’analyse et l’interprétation des données, et qui n’a aucunement accès aux rapports générés. Entièrement indépendante, la G-PPS est conçue en milieu universitaire et menée aux quatre coins du globe. Les centres hospitaliers peuvent s’en servir pour recueillir des données internes sur la consommation d’antibiotiques, comparer leurs pratiques à celles d’établissements similaires, et développer des méthodes d’intervention menant à des résultats mesurables. À plus grande échelle, les données sont compilées pour dresser un portrait de la situation, rédiger des publications, puis guider la prise de décisions et l’élaboration de solutions pour lutter contre la RAM.

En 2015 et en 2017, de nombreux hôpitaux du Canada ont participé à l’initiative et fourni des données utiles spécifiques à leur marché. Il est maintenant clair que, pour combattre la RAM, la participation collective et la création de critères d’évaluation adaptés aux réalités canadiennes sont les solutions les plus efficaces et essentielles. Ainsi, d’ici 2019, l’enquête G-PPS intégrera de nouvelles questions pour les établissements de soins de santé, tout en continuant de relever de l’initiative mondiale.

Visionnez cette vidéo pour en savoir plus sur la Global Point Prevalence Survey et sa contribution dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

Pour participer, visitez le site de la G-PPS : http://www.global-pps.com/

 

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Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a diminué de 24 % sa consommation d’antimicrobiens
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Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a diminué de 24 % sa consommation d’antimicrobiens

Spécialiste en microbiologie médicale et en maladies infectieuses au CIUSSS de l’Estrie – CHUS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) et professeur titulaire à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, Louis Valiquette est aussi cofondateur de LUMED.
5 avril 2018

Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a diminué de 24 % sa consommation d’antimicrobiens

Spécialiste en microbiologie médicale et en maladies infectieuses au CIUSSS de l’Estrie – CHUS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke) et professeur titulaire à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, Louis Valiquette est aussi cofondateur de LUMED. Acteur important du secteur de l’informatique de la santé, cette entreprise a notamment développé APSS, le premier système de surveillance informatisée de la prescription des antimicrobiens au Canada. Pièces maîtresses du logiciel, ses algorithmes d’optimisation permettent de suivre l’évolution de la condition du patient en continu et de modifier sa prescription selon les besoins afin d’offrir le traitement le plus adéquat en tout temps.

Ou comme le résume le Dr Valiquette : « Le bon médicament, la bonne dose, au bon moment et pour la bonne durée. »

Les départements de pharmacie reçoivent chaque jour un nombre impressionnant de prescriptions. Le temps leur manque pour réviser chacune d’elles manuellement, dans un délai raisonnable, en n’omettant aucune donnée critique. Le système d’intervention déployé par LUMED est conçu et testé pour diminuer significativement le nombre de prescriptions potentiellement inadéquates. Il permet de déceler les disparités dans les prescriptions, puis il avise les utilisateurs (pharmaciens, infectiologues., etc.) par des alertes. Les utilisateurs proposent ensuite des recommandations aux prescripteurs, ces recommandations étant appuyées par des références pertinentes et des résultats produits par APSS. Les utilisateurs documentent finalement l’acceptation ou le rejet de la suggestion. Le tout, en priorisant méthodiquement les interventions les plus urgentes.

En plus de diminuer la quantité d’antibiotiques intraveineux administrés, le risque d’infections multirésistantes et les coûts qui y sont associés, APSS permet au personnel soignant d’avoir accès aux données cliniques les plus récentes et d’intervenir plus rapidement. Le patient bénéficie ainsi d’un service de qualité optimale, dans un délai tout aussi favorable. De plus, bien qu’il s’agisse d’une solution clé en main, le logiciel peut être personnalisé et adapté aux priorités de chaque centre et propose une plateforme très facile d’utilisation.

En six ans d’utilisation, APSS a généré plusieurs retombées positives au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, où le Dr Valiquette a intégré le logiciel au programme de surveillance des antimicrobiens déjà en place. Résultat net : il a contribué à réduire de près du quart la consommation d’antimicrobiens et entraîné des économies de l’ordre de 2 millions de dollars. Et, avec une réduction de près de deux jours de la durée moyenne de séjour des patients sous antibiotiques, les économies potentielles sont encore plus importantes. À ce jour, plus de 12 000 recommandations ont été approuvées, soit un taux d’acceptation des médecins de 91 %.

Visionnez cette vidéo pour en apprendre plus sur Louis Valiquette, LUMED et APSS, et pour découvrir comment mieux optimiser l’efficience et l’efficacité des programmes de prescription.

 

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Promouvoir une sensibilisation soutenue à la salubrité alimentaire : une volonté ferme!
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Promouvoir une sensibilisation soutenue à la salubrité alimentaire : une volonté ferme!

bioMérieux Canada est fière de s’associer encore une fois au Canadian Research Institute in Food Safety (CRIFS) de l’Université de Guelph pour contribuer aux efforts soutenus de sensibilisation à la salubrité alimentaire.
5 avril 2018

Promouvoir une sensibilisation soutenue à la salubrité alimentaire : une volonté ferme!

bioMérieux Canada est fière de s’associer encore une fois au Canadian Research Institute in Food Safety (CRIFS) de l’Université de Guelph pour contribuer aux efforts soutenus de sensibilisation à la salubrité alimentaire.

Notre deuxième symposium, en novembre dernier, a attiré pas moins de 100 participants de l’industrie qui ont eu la chance d’assister à des présentations dynamiques et éclairantes à l’hôtel Delta de Guelph. L’événement a accueilli une brochette de conférenciers de renom qui ont permis aux participants d’acquérir une meilleure compréhension des enjeux associés à la prévention de Salmonella. Les experts ont également proposé des solutions novatrices visant à améliorer le contrôle du pathogène dans le secteur de la production animale et alimentaire : autant de pistes qui nous aideront à progresser vers une sécurité optimale dans l’approvisionnement alimentaire.

Moments forts du symposium « Salmonella, the Next Frontier »

Le Dr Frank Pollari, épidémiologiste vétérinaire à la Division de la maladie d’origine alimentaire et de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens, au Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique de l’Agence de la santé publique du Canada, a abordé la recrudescence des cas de Salmonella au cours des 10 dernières années dans le domaine de la santé publique, et le lien entre le taux d’incidence et le sérotype des souches trouvées dans l’industrie avicole. Le Dr Pollari a également parlé des derniers développements en matière de surveillance de la santé publique au pays, plus particulièrement du séquençage complet du génome (SCG), une avancée qui permet d’établir des liens entre les éclosions et certains aliments.

Le Dr Daniel Leclair, gestionnaire national de la Direction des sciences de la salubrité des aliments de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a présenté un survol des résultats de l’Étude microbiologique de référence nationale sur le poulet à griller de 2012-2013; résultats qui contribueront à la mise au point de stratégies de gestion des risques. Au cours de sa présentation, le Dr Leclair a précisé l’objectif de l’étude et fait état des méthodes de cueillette de données utilisées avant de proposer des pistes pour favoriser la mise en place de normes de salubrité.

Directeur des services vétérinaires chez Cuddy Farms Ltd 2008, le Dr Peter Gazdzinski a dressé un portrait complet des difficultés surmontées par l’entreprise depuis le début de la surveillance des cas de salmonellose en 1985, abordant au passage les solutions mises en œuvre pour assurer un contrôle à long terme de la bactérie. Il a ensuite présenté une étude de cas concrète aux participants pour discuter des points critiques, des procédures de désinfection, du plan d’échantillonnage, des vecteurs susceptibles d’augmenter les risques de contamination bactérienne, et surtout des mesures de sécurité qui ont été adoptées pour réduire ces risques.

Christian Fuchs, directeur de l’assurance de la qualité et de la salubrité des aliments chez Les Aliments Maple Leaf, a proposé aux participants une analyse comparative des pratiques en vigueur au sein de l’industrie avicole canadienne, américaine et européenne, en plus de leur parler des facteurs déterminants du contrôle de Salmonella dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. M. Fuchs a également souligné l’importance de se baser sur des données fiables pour évaluer les risques, mieux comprendre les vecteurs de contamination (sur le site, à la source ou ailleurs) et ainsi poursuivre la lutte contre la propagation du pathogène dans le milieu avicole.

Marcelle Lavergne, directrice de l’assurance de la qualité et de la salubrité des aliments chez Costco Canada, a quant à elle donné un aperçu des mesures préventives et des procédures suivies par les membres des différents services pour assurer le contrôle des bactéries pathogènes et empêcher toute contamination croisée dans chacun des entrepôts de l’entreprise. Inspections, formation des employés, signalétique appropriée, surveillance de la température, aménagement sécuritaire des lieux et utilisation de couleurs pour identifier le matériel ne sont que quelques-uns des moyens préconisés pour empêcher Salmonella de proliférer dans un environnement à haut débit, où les employés à temps partiel sont nombreux et les heures d’exploitation sont longues.

Le Dr Keith Warriner, professeur au département des sciences alimentaires de l’Université de Guelph, a fait un exposé sur les risques associés à l’eau dans la contamination des produits frais et des aliments à basse teneur en humidité. Il a discuté de la nécessité d’avoir recours à des méthodes de décontamination sans eau pour lutter contre des bactéries pathogènes comme Salmonella, et ainsi protéger le consommateur des risques qui peuvent survenir lors de la production primaire. À ce sujet, le professeur a présenté certaines des méthodes traditionnelles utilisées actuellement dans l’industrie (traitement par irradiation, rayons ultraviolets ou vapeur sèche), et d’autres plus novatrices (traitement à l’ozone, par DEL-UV ou par gaz plasma, procédés d’oxydation révolutionnaires et agents d’assainissement à base d’éthanol). Il a terminé en apportant des précisions sur les applications industrielles de certaines de ces technologies et sur leur efficacité en matière de traitement des aliments.

Le Dr Stan Bailey, directeur principal des affaires scientifiques chez bioMérieux Industry, a discuté des technologies actuelles qui permettent de détecter la salmonelle et de leur évolution au cours des 10 dernières années. Il a poursuivi en présentant les technologies de pointe dont différents organes américains comme PulseNet, le CDC, l’USDA et la FDA se servent pour surveiller les pathogènes, notamment par le séquençage complet du génome (SCG) et la métagénomique. M. Bailey a conclu sur un message fort en parlant des grands défis qui attendent l’industrie, dont l’analyse et l’utilisation de la quantité faramineuse de données qui servent à la détection préventive des pathogènes.

Pour en savoir plus, écoutez cette baladodiffusion du Dr Bailey :

Restez à l’affût de notre prochaine parution qui inclura une baladodiffusion du Dr Keith Warriner.

Assurez-vous d’assister au troisième symposium qui aura lieu le 30 octobre 2018, sous le thème : « Anti-Microbial Resistance (AMR) in the food chain, it’s hard to resist! » Un rendez-vous à ne pas manquer!

 

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L’Hôpital général de Vancouver écourte de 4 jours la période d’isolement de ses patients
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L’Hôpital général de Vancouver écourte de 4 jours la période d’isolement de ses patients

L’appareil FilmArray de BioFire écourte de quatre jours la période d’isolement d’après une étude menée à l’Hôpital général de Vancouver
5 avril 2018

L’Hôpital général de Vancouver écourte de 4 jours la période d’isolement de ses patients

L’appareil FilmArrayMD de BioFire écourte de quatre jours la période d’isolement d’après une étude menée à l’Hôpital général de Vancouver

De décembre 2016 à mai 2017, une équipe de chercheurs de l’Hôpital général de Vancouver a procédé à un essai comparatif aléatoire visant à évaluer l’efficacité de l’appareil de détection rapide des infections respiratoires FilmArray de BioFire auprès de 158 patients. L’étude portait sur les répercussions cliniques, l’efficacité en matière de prévention et la rentabilité de l’appareil.

Les chercheurs souhaitaient évaluer plus particulièrement l’incidence de cette nouvelle technologie sur la durée d’isolement des patients.

Les résultats de l’étude s’avèrent très intéressants à cet égard : l’appareil FilmArray a permis d’écourter le temps d’isolement d’environ quatre jours par rapport aux épreuves diagnostiques habituelles.

« Si un patient se présente à l’urgence avec une maladie respiratoire qui s’aggrave ou une radiographie des poumons anormale, nous le mettons immédiatement en isolement, car nous ne savons pas encore ce qu’il a », explique le Dr Titus Wong, chercheur principal de l’étude et médecin microbiologiste spécialisé dans la prévention des infections à l’Hôpital général de Vancouver. « Plus vite nous pouvons écarter certaines hypothèses, plus vite nous pouvons intervenir auprès du patient et assurer la gestion et la disponibilité des lits. »

L’appareil FilmArray de BioFire peut détecter jusqu’à 17 virus et 3 bactéries en 1 heure, un temps de diagnostic accéléré qui, de l’avis du Dr Wong, constitue un réel atout.

« Une fois l’échantillon en main, nous pouvons rendre les résultats en une heure, une vitesse que nous n’avions jamais été en mesure d’atteindre auparavant. Au mieux, nous pouvions analyser les résultats à l’interne dans un délai de quelques heures à un jour. Si nous devions envoyer l’échantillon au laboratoire de référence, il fallait alors compter de 24 heures à 5 jours. Nous pouvons maintenant promettre des résultats dans l’heure, ce qui est extrêmement utile. »

L’étude doit sa réussite à l’étroite collaboration du laboratoire de microbiologie et du service de prévention des infections de l’hôpital, souligne le Dr Wong. « Le personnel du laboratoire de microbiologie médicale et du service de prévention des infections, de même que l’équipe de la sécurité des patients et des maladies infectieuses sont souvent appelés à collaborer. Cette relation nous permet de défendre mutuellement nos intérêts et nous aide à exprimer les besoins de chaque groupe. » 

Bien entendu, la question de la rentabilité revêt une importance primordiale dans le milieu hospitalier. « Dans le domaine des soins de santé, nous nous heurtons constamment à une pénurie de ressources et à des intérêts divergents. Il est vraiment agréable de travailler dans un domaine où nous pouvons unir nos efforts autour de priorités communes qui servent les intérêts de tous, comme c’est le cas dans la prévention des infections », remarque le Dr Wong.

Obtenir la confirmation du diagnostic beaucoup plus tôt dans le parcours de soins figure au nombre de ces priorités. « Pour le patient, cela veut dire un meilleur temps de réaction au traitement, mais aussi un moins grand risque de propagation des infections. Pour l’hôpital, cela permet d’améliorer la gestion et la disponibilité des lits. Mis ensemble, tous ces facteurs améliorent les résultats et le taux de satisfaction du patient, en plus de contribuer à économiser les ressources hospitalières, qui peuvent être réaffectées selon les besoins. »

Comme le diagnostic est rendu plus tôt, les patients négatifs ne sont pas maintenus en isolement plus longtemps que nécessaire. « Nous devons garder les patients en isolement pour protéger les autres malades et le personnel contre les éventuels pathogènes, mais ne voulons pas non plus les retenir inutilement. Garder un patient en isolement pendant seulement quelques heures plutôt que quelques jours a des répercussions énormes sur la qualité des soins et la gestion de l’hôpital. »

Vu le nombre limité de chambres d’isolement dans les hôpitaux, il est essentiel de libérer des lits pour les autres patients qui en ont besoin.

Un délai de réponse plus rapide a également une incidence clinique importante sur les patients les plus vulnérables. « Tous, à commencer par le personnel des soins intensifs et les transplantologues, étaient très heureux de constater la rapidité et les capacités de l’appareil. Il y a souvent une multitude de causes possibles et il est très utile de pouvoir confirmer ou infirmer certaines d’entre elles rapidement. Cela nous aide à mobiliser les bonnes ressources humaines et matérielles de l’hôpital pendant ces heures décisives. »

Au dire du Dr Wong, beaucoup de médecins ont rédigé des lettres de recommandation en faveur de la technologie et souligné ses bénéfices pour les soins aux patients. « Pendant l’étude, plusieurs collègues des soins intensifs nous ont demandé si leurs patients pouvaient être répartis non aléatoirement dans l’un des groupes expérimentaux. Nous devions leur expliquer que les choses ne fonctionnent pas ainsi, mais cela en dit long sur l’engouement suscité par cette technologie. »

Comme il exige un minimum de manipulation, le FilmArray peut traiter un échantillon en seulement quelques minutes, ce qui, de l’avis du Dr Wong, favorise l’optimisation des ressources. « Ainsi, le technologue peut vaquer librement à d’autres tâches plus spécialisées. »

Et la prochaine étape pour son équipe et lui? « Tout d’abord, nous devons partager les résultats de notre expérience. C’est pourquoi nous participons à de nombreux colloques et congrès. Nous préparons également un manuscrit qui devrait paraître sous peu. »

Le Dr Wong ne remerciera jamais assez les équipes de l’hôpital qui ont recommandé l’adoption du FilmArray.

« Quand on œuvre dans différents domaines d’expertise, on n’est pas toujours au fait des technologies les plus récentes ou les plus évoluées sur le marché. On a donc vraiment besoin que les gens du milieu – que ce soit les chercheurs du laboratoire de diagnostic en microbiologie, les spécialistes des maladies infectieuses ou les médecins spécialisés en prévention des infections – interviennent et émettent des recommandations. »

« Mon équipe et moi tenons aussi à remercier l’équipe de la sécurité des patients et les administrateurs d’avoir embarqué dans le projet. Ils estiment que c’est une bonne chose pour les soins aux patients et pour l’hôpital tout entier. »

L’appareil FilmArray de BioFire connaîtra aussi un rayonnement à l’extérieur de l’Hôpital général de Vancouver. « En tant que laboratoire régional, nous desservons plusieurs établissements de soins de santé où nous prévoyons tester son utilisation », conclut le Dr Wong.

 

 

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La nouvelle approche lean de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments
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La nouvelle approche lean de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments

Comment bioMérieux a aidé l’ACIA à augmenter sa productivité tout en réduisant ses délais d’exécution
28 mars 2017

La nouvelle approche lean de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments

L’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA) a pour mission de préserver les aliments, les animaux et les végétaux afin de veiller à la santé et au bien-être de la population canadienne, ainsi qu’à la protection de l’environnement et de l’économie.

bioMérieux offre des solutions de diagnostic (réactifs, instruments et logiciels) qui déterminent l’origine d’une maladie ou d’une contamination pour améliorer la santé des patients et assurer la sécurité des consommateurs. bioMérieux aide aussi ses clients à accroître leur efficacité et leur productivité en revoyant leurs flux de travail en laboratoire selon l’approche lean, répondant de ce fait à une demande croissante sur le marché.

L’objectif : réduire les délais d’exécution

Neil Vary, directeur intérimaire du laboratoire de l’ACIA à Ottawa (Carling), et Mohammed Ahmed, de bioMérieux, ont discuté de l’optimisation des processus dans le but de réduire le temps consacré à l’analyse des échantillons des inspecteurs de l’ACIA. Mohammed détient une certification ceinture noire Lean Six Sigma en DMAIC (l’acronyme anglais pour définir, mesurer, analyser, améliorer, contrôler) et est un expert du soutien aux entreprises souhaitant accroître leur efficacité en optimisant leurs flux de travail.

« À l’époque, le laboratoire comptait trois aires distinctes consacrées à la recherche d’agents pathogènes précis : l’une était dédiée à Salmonella, l’autre à Listeria et la troisième aux autres agents pathogènes d’origine alimentaire », explique Neil. Il y avait donc énormément de recoupements entre les tâches courantes. Par exemple, chaque laboratoire avait accès aux échantillons prélevés sur le terrain et les préparait pour des analyses spécifiques, et il y avait très peu de communication ou d’interaction entre les différentes aires. Selon Neil, il y avait possibilité d’améliorer la productivité en optimisant les flux de travail.

Après avoir analysé des données du laboratoire récoltées sur une période d’un an, Mohammed et sa collègue Arlene Larson de bioMérieux ont suivi les scientifiques pas à pas pendant plusieurs jours, observant chaque étape de leur travail. Leur objectif était de repérer les goulots d’étranglement ainsi que des moyens d’améliorer les flux de travail. Ils ont ensuite produit un rapport présentant une série de recommandations à Neil et son équipe.

Les caucus de couloir deviennent un rituel quotidien

Neil souligne la simplicité remarquable de certaines idées. « Par exemple, nous avons décidé de tenir un caucus dans le couloir chaque après-midi autour d’un tableau blanc affichant des renseignements sur le travail à faire et les échéances. Nous pouvions ainsi réaffecter les ressources là où le besoin était le plus grand. » Selon lui, les avantages de ces rencontres étaient multiples : le partage d’information améliorait le flux de travail et mobilisait tous les intervenants, en plus de renforcer les liens au sein de l’équipe.

Les spécialistes de bioMérieux ont également recommandé de réorganiser les flux de travail en laboratoire dans une optique de standardisation des tâches. « Avant, chaque aire était complètement autonome et indépendante des autres. Le rapport nous suggérait d’éliminer ce travail en “silo” en regroupant les laboratoires par activité, plutôt que par agent pathogène », raconte Neil.

Chaque laboratoire est ainsi devenu responsable d’une étape du processus, la première aire étant chargée de la préparation des échantillons pour les tests. « Nous avons aussi modifié les stations de travail de manière à ce que tout le matériel soit à portée de main. Nous avons maintenant cinq (5) stations de travail configurées de manière presque identique, ce qui a grandement augmenté l’efficacité du processus. »

Un autre avantage : l’apprentissage mutuel

« Grâce à ce modèle, les techniciens affectés à une même tâche au même moment ont aussi commencé à apprendre en observant et en adoptant les meilleures méthodes de travail des autres. Ainsi optimisé, le partage des connaissances et des techniques a également contribué à des gains en efficacité », soutient Neil.

« L’initiative lean complète l’assurance de la qualité, affirme-t-il. Celle-ci consiste à atteindre des résultats de première qualité dans le laboratoire, sans nécessairement viser l’amélioration de l’efficacité, tandis que l’initiative lean poursuit justement cet objectif. Nous avons constaté que ces deux approches vont main dans la main. »

Les résultats étayés par des données probantes stimulent l’appui

Tout comme l’assurance de la qualité, l’initiative lean exige que l’on examine les pratiques actuelles afin de cibler les possibilités d’améliorations, de concevoir et de mettre en œuvre un plan, puis d’en mesurer les résultats par rapport à une référence. « À la dernière étape, il faut prendre le temps d’évaluer les incidences des changements, dit Neil. Nous sommes des scientifiques, nous avons besoin de voir des données probantes. Au fil du temps, tandis que nous apportions des changements et que nous en mesurions les résultats, nous avons observé un appui grandissant, parce que tout le monde voyait ces résultats. »

Des gains impressionnants malgré une charge de travail accrue

Selon Neil, les résultats se sont avérés hautement révélateurs : « Le délai de traitement des échantillons est passé de 6 à 4,4 jours, soit une diminution de 27 %. Parallèlement, les besoins en personnel pour les analyses ont chuté de 36 %, ce qui a libéré des ressources pour d’autres projets importants de l’Agence. Par pure coïncidence, au moment où nous instaurions ces changements, le nombre d’échantillons alimentaires reçus a augmenté de 38 %. Grâce aux gains en efficacité et à l’optimisation des méthodes de travail au cours de l’année, nos techniciens ne s’en sont même pas aperçus. »

L’initiative lean : un parcours plutôt qu’une destination

Au même titre que l’assurance de la qualité, une initiative lean est un processus continu. En cours de route, des difficultés et des occasions se présentent et sont consignées pour d’éventuels projets d’optimisation. Les gains en efficacité et les autres avantages observés lors de la première initiative d’optimisation des flux de travail dans le laboratoire de l’ACIA ont convaincu Neil de l’importance d’entreprendre régulièrement des initiatives lean dans le cadre d’un projet durable.

Selon Neil, la clé d’une initiative lean réussie est de mobiliser tous les employés lorsqu’il s’agit de cibler les problèmes et de réfléchir à des solutions. « Leur contribution s’est avérée essentielle au succès de l’initiative, et ils se sont sentis valorisés. En leur montrant les résultats, nous avons souligné l’importance de leur participation et les avons amenés à croire au projet. »

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Établir un diagnostic plus rapidement avec BioFire FilmArray : résultats d’une étude clinique
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Établir un diagnostic plus rapidement avec BioFire FilmArray : résultats d’une étude clinique

Il est logique de penser qu’en diminuant les délais pour obtenir les résultats d’analyses en laboratoire hospitalier, on contribue à améliorer la santé des patients, puisqu’on réduit par le fait même le délai de diagnostic et de traitement.
28 mars 2017

Établir un diagnostic plus rapidement avec BioFire FilmArray : résultats d’une étude clinique

Il est logique de penser qu’en diminuant les délais pour obtenir les résultats d’analyses en laboratoire hospitalier, on contribue à améliorer la santé des patients, puisqu’on réduit par le fait même le délai de diagnostic et de traitement. Cette idée a été mise à l’épreuve dans une étude de deux ans menée dans un important centre de santé des États-Unis.

Dre Raquel Martinez a présenté les résultats de l’étude réalisée au Geisinger Health System, en Pennsylvanie, un regroupement hospitalier qui comprend un établissement de 560 lits à Danville, un total de huit hôpitaux et de nombreux centres de consultation externe dans les comtés environnants.

L’étude a démontré les avantages cliniques de la méthode du premier entré, premier sorti (PEPS) pour les analyses moléculaires au moyen du FilmArray Respiratory Panel (BioFire Diagnostics, une entreprise de bioMérieux), par rapport à la méthode conventionnelle d’essais par lots effectués une fois par jour.

Des données ont été recueillies sur le temps écoulé entre le prélèvement des échantillons et la communication des résultats, la durée du séjour à l’hôpital, le nombre de jours aux soins intensifs, le taux de mortalité dans les 28 jours, l’usage d’antimicrobiens comme des antibiotiques ou des antiviraux, ainsi que d’autres variables. Les analyses de l’unité des soins intensifs et du service des urgences ont été traitées en priorité.

En plus d’appliquer la méthode d’accès aléatoire ou la méthode PEPS aux analyses de laboratoire, l’équipe de l’étude a mis au point plusieurs protocoles et algorithmes d’essais conçus pour faciliter la prise de décisions cliniques et accroître l’efficacité et la rapidité des analyses.

L’usage de la méthode PEPS avec BioFire FilmArray est lié à des améliorations significatives :

  • Temps d’attente plus court au service des urgences (réduction moyenne de 1,2 heure, p < 0,02)
  • Moins de jours passés aux soins intensifs (réduction moyenne de 3 jours, p < 0,0001)
  • Séjours à l’hôpital plus courts (réduction moyenne de 2,1 jours, p < 0,03)
  • Meilleur taux de survie (amélioration du taux relatif de 10 %, p < 0,02)
  • Moins de jours passés sous antibiotiques (réduction moyenne de 1,9 jour, p < 0,002)
  • Moins d’examens au total et moins de jours passés sous respiration artificielle (p < 0,05, pour les deux mesures)

 

Notons aussi que les méthodes d’analyse rapides et plus sensibles ont été associées à une réduction significative de l’usage d’antibiotiques, ce qui pourrait contribuer à améliorer la gestion de l’utilisation des antimicrobiens et amoindrir les coûts globaux des soins de santé.

Bien que la diminution du délai d’analyse en laboratoire a plusieurs avantages, il n’y a pas de solution toute faite en ce sens : on doit d’abord, concrètement, faire l’acquisition d’équipement de pointe, comme BioFire FilmArray. Selon Dre Martinez, cette étape essentielle commence par la préparation d’un plan d’affaires bien établi à l’intention de la direction de l’hôpital.

« Après avoir reçu l’appareil, nous collectons des données pour établir son utilité. Par exemple, nous démontrons sa capacité à simplifier le déroulement du travail et à réduire les délais, pour ensuite déterminer l’impact positif de cette réduction sur les soins prodigués aux patients. Ces démonstrations se fondent sur la nécessité pour la médecine factuelle de valider ses pratiques, de prendre des décisions éclairées en matière d’investissements dans les nouvelles technologies et de continuer d’améliorer ses performances en laboratoire. »

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Promouvoir la formation continue sur la salubrité alimentaire
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Promouvoir la formation continue sur la salubrité alimentaire

bioMérieux Canada est fière de s’associer au Canadian Research Institute in Food Safety (CRIFS) de l’Université de Guelph pour contribuer aux efforts soutenus d’éducation et de formation continue sur la salubrité alimentaire.
28 mars 2017

Promouvoir la formation continue sur la salubrité alimentaire

bioMérieux Canada est fière de s’associer au Canadian Research Institute in Food Safety (CRIFS) de l’Université de Guelph pour contribuer aux efforts soutenus d’éducation et de formation continue sur la salubrité alimentaire.

À l’occasion de son premier symposium en novembre dernier, bioMérieux Canada a attiré pas moins de 85 participants de l’industrie qui ont eu la chance d’assister à des présentations dynamiques et éclairantes à l’Université de Guelph. L’événement a accueilli une brochette de conférenciers de renom qui ont permis aux participants d’acquérir une meilleure compréhension des pathogènes d’origine alimentaire. Les experts ont également proposé des solutions novatrices visant à améliorer la détection précoce et le contrôle des agents pathogènes, plus particulièrement la bactérie Listeria, dans le secteur de la production alimentaire.

L’hystérie de la Listeria 2 (Listeria Hysteria II) – moments forts du symposium

Jeffrey Farber, Ph. D., Directeur du CRIFS et professeur au Département des Sciences des Aliments de l’Université de Guelph, a dressé un tableau général des éclosions de listériose qui ont touché les produits laitiers, la viande, la volaille, les fruits, les légumes et les poissons au cours des dernières années. M. Farber s’est ensuite penché sur l’origine de ces éclosions et a présenté les leçons que l’industrie en a tirées.

John Mills, chercheur principal du service des Affaires Scientifiques Industrielles de bioMérieux, a présenté une analyse approfondie de la Listeria monocytogenes en tant qu’agent de contamination de l’approvisionnement alimentaire. S’appuyant sur une étude de cas, il a également décrit un programme de gestion environnementale modèle qui répond aux critères d’évaluation des risques de listériose du Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA). Enfin, M. Mills a exposé les arguments pour un contrôle microbiologique strict, soulignant au passage les éléments que les producteurs devraient considérer au moment de choisir le type d’analyse à privilégier pour détecter la bactérie dans leurs installations.

Steven Tsuyuki, Directeur principal de la Conception Sanitaire et de l’Hygiène des Installations chez Les Aliments Maple Leaf, a brossé un bilan détaillé de la crise de listériose majeure qui a secoué Maple Leaf en 2008. Il a évoqué les exigences qui étaient imposées à cette époque en matière de salubrité des aliments, les causes de l’éclosion et les nouvelles pratiques de sécurité qui ont été adoptées pour améliorer la détection de la Listeria dans les installations du groupe agroalimentaire. Il a conclu en soutenant qu’aujourd’hui, l’entreprise présume que la bactérie est présente et se fait un devoir de la détecter et de l’éliminer.

Angela Tellez, Ph. D., Directrice du groupe technique des Sciences des Aliments à l’Université de Guelph, a insisté sur la prévention et le contrôle de la Listeria dans le secteur laitier. Après avoir présenté une analyse des éclosions de la bactérie dans l’industrie laitière, elle a proposé des mesures correctives qui devraient être prises pour améliorer les procédés industriels.

Pour en savoir plus, écoutez cette baladodiffusion de M. Farber.

Demeurez à l’affût : notre deuxième symposium sur la salubrité alimentaire aura lieu le 1er novembre 2017!

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Innover dans les soins de santé : un processus lent et laborieux
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Innover dans les soins de santé : un processus lent et laborieux

Avec le vieillissement de la population, le système de soins de santé subit la pression croissante d’en faire plus avec moins. Comment surmonterons-nous ce problème qui s’aggrave de jour en jour?
6 juin 2016 - Santé

Innover dans les soins de santé : un processus lent et laborieux

Avec le vieillissement de la population, le système de soins de santé subit la pression croissante d’en faire plus avec moins. Comment surmonterons-nous ce problème qui s’aggrave de jour en jour?

Given our aging population, it seems inevitable that healthcare costs will keep climbing for the foreseeable future. At the same time, healthcare technology is evolving "faster than our system can make room for it," says Joanne Castonguay, an economist with the Center for Interuniversity Research and Analysis of Organizations (CIRANO), who has a special interest in public policy in healthcare.
Considering some of the sticker prices associated with ‘better and faster’ medications and machines, it’s not surprising that decision-makers in the healthcare system are not exactly rushing to embrace innovation. It doesn’t help that, in some cases, "new technology has been brought into play without really understanding its impact on the system," adds Ms. Castonguay. 

Cost-based procurement impedes the integration of new technology... 

Another barrier to the adoption of newer healthcare technologies is institutional inertia: for the most part, purchases are based on competitive bidding, with the order going to the lowest bidder. Cost-based procurement is simple to explain and easy to justify. Problem is, this bottom-line approach makes no allowance for indirect savings that could accrue from implementing a new technology. 

...and centralized decision-making doesn’t reward innovation

Ms. Castonguay explains: "In other parts of the world, two forces are at work simultaneously: the first is the trend towards healthcare integration that considers the full range of services required to treat a patient and get them back to full functioning. The second is a growing tendency for governments to become policy makers rather than service providers. In contrast, the Government of Quebec is currently the policy maker, service provider and payer."

"As an example, look at our FilmArray® analyzer," says Xavier Nouvelot, General Manager of bioMérieux Canada. "We have a respiratory test panel capable of identifying up to 20 viral and bacterial pathogens from a single sample, with results in one hour—and a total time of about 4 hours from sampling to results at the bedside." 

Certainly sounds more efficient than conventional laboratory tests that take a day to complete and as many as four days to get results back to the patient’s bedside. "Four hours versus four days: think of the cost savings we could achieve by avoiding unnecessary hospital stays and unnecessary use of antibiotics," adds Mr. Nouvelot. 

But according to Ms. Castonguay, the way hospitals are financed now actually discourages innovation. "When you implement innovation, cost savings don’t accrue to the innovator; usually, they migrate back to the payer," she says. As a result, there is no net benefit to the innovator and no incentive to innovate.

Inching toward a brighter future

"I think the decision-making process is going to improve; there is now greater understanding that looking at new technology from a straight cost perspective is taking a narrow view—and that more enlightened decision-making will benefit patients, governments and society," says Ms. Castonguay. "This is an evolutionary process. Our payment system won’t be overhauled all at once. The next step will be to look at payment per patient; this value-based approach determines a dollar value that should be assigned not just to a treatment, but to a patient, from the time of diagnosis to his return to normal living." 

"Sooner or later, there will have to be a major shift in the political culture [concerning healthcare]; we have no choice in light of our changing demographics." - Joanne Castonguay, CIRANO

 

Joanne Castonguay is vice president at CIRANO and associate professor, Pôle Santé at HEC Montréal. 

 

 

 

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Qu’est-ce que l’approche syndromique? Pourquoi est-elle importante?
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Qu’est-ce que l’approche syndromique? Pourquoi est-elle importante?

George était mal en point depuis des jours lorsqu’il est finalement allé chercher de l’aide à l’hôpital, de peine et de misère.
6 juin 2016 - Santé

Qu’est-ce que l’approche syndromique? Pourquoi est-elle importante?

George était mal en point depuis des jours lorsqu’il est finalement allé chercher de l’aide à l’hôpital, de peine et de misère. 

When poor George arrived at the hospital Emergency Room (ER), he didn’t tell the triage nurse he was suffering from pneumonia; all he could do was reel off his symptoms. “I feel miserable, I feel weak, I have no appetite and I’ve been coughing for four days,” he said. “Help me. Please.”

In George’s case, as in most, it takes more than a list of symptoms to arrive at a diagnosis. Health care professionals (HCPs) also look for signs of illness—indicators that can be detected or measured objectively, like a heart murmur heard through a stethoscope, or a fever measured by placing a thermometer under the tongue.

A syndrome consists of symptoms and signs

“When you put symptoms and signs together, this is called a syndrome,” says Dr. Mark Miller, Chief Medical Officer of bioMérieux Inc. “The concept of a syndrome is important because this is how a patient presents to their doctor or nurse.”

Does George have pneumonia, the flu, heart failure, or another type of respiratory infection or disease? Dr. Miller says there are several good reasons to get the diagnosis right:

  • George is suffering: he has the right to expect a timely diagnosis and effective therapy and relief
  • Identifying the precise cause of George’s problems facilitates the selection of the appropriate therapy
  • Having a definite diagnosis determines the appropriate infection control for George and those with whom he has been in contact

We can add one more item to this list: having the means to quickly identify pathogens will also help George get out of the hospital and back home sooner, which is win-win for both George and the hospital. Clearly, the ability to pinpoint the pathogen responsible for a syndrome of signs and symptoms is key to achieving a successful outcome.

bioMérieux leads in taking the syndromic approach

bioMérieux is a world leader in applying the syndromic approach to diagnostic testing. “Our approach mimics the way a patient presents in the hospital or clinic,” reveals Dr. Miller. “The most common syndromes are respiratory and gastrointestinal (GI), with others down the list, like sepsis syndromes and meningitis. We have panels that include 20 or more pathogen tests for each of these syndromes.”

Accurate test results in a fraction of the time

George appears to have a respiratory syndrome, so the HCP takes a simple and easily-obtained sample from George’s nose and sends it to the lab to be tested using the respiratory panel in the FilmArray® system from bioMérieux. Compared to conventional testing, results from the FilmArray® test can be back in the HCP’s hands in about an hour (versus up to several days) and, using this single sample, can positively identify any one of 20 different respiratory pathogens.

A syndromic approach isn’t always necessary: if a patient has been hospitalized for two weeks and develops diarrhea, we know the most likely cause is C. difficile. Because the list of potential pathogens is very long, syndromic testing is more appropriate for patients who, like George, just come into the ER with respiratory or GI symptoms.

“Conventional testing can result in a lot of waiting and, of course, ongoing discomfort for the patient—perhaps even an unnecessary hospitalization,” says Dr. Miller. “It becomes very cost-effective to simultaneously test for multiple pathogens that could be responsible for a syndrome, rather than just look for one cause at a time.”

“The ability to test for multiple pathogens in a single procedure results in better management of the patient and better infection control.”

- Mark Miller, MD

Having a diagnosis can be reassuring 

A syndromic approach to testing is also helpful because patients are reassured when they receive a precise diagnosis rather than an educated guess. “Being able to say, ‘We have a positive test for a virus. You can go home and rest without the need for unnecessary antibiotics’ gives patients a great deal of comfort and is more rewarding for the HCP,” says Dr. Miller.

In addition to shorter hospital stays and less unnecessary time in isolation (which is very expensive), taking a syndromic approach encourages the responsible use of antibiotics.

Preserving antibiotics’ effectiveness

“Antibiotic resistance is a growing problem around the world. Antimicrobial stewardship means giving the right antibiotic in the right dose to the right patient at the right time. You can do that when you have definitive test results that come back rapidly,” says Dr. Miller. “Reducing the inappropriate use of antibiotics is important. FilmArray® is one of the major tools hospitals can use in their antimicrobial stewardship program.”

Getting back to poor George. How long will he wait, and how many tests will be ordered to diagnose the cause of his illness? We can only hope the ER he visited is served by a laboratory that has adopted the syndromic approach, so that he can look forward to a quick recovery.

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bioMérieux Canada plaide sans ambages pour l’innovation
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bioMérieux Canada plaide sans ambages pour l’innovation

bioMérieux Canada prend les devants pour convaincre divers intervenants du système de soins de santé des bienfaits de l’innovation.
6 juin 2016 - Santé

bioMérieux Canada plaide sans ambages pour l’innovation

bioMérieux Canada prend les devants pour convaincre divers intervenants du système de soins de santé des bienfaits de l’innovation. 

The FilmArray® diagnostics system, an unimposing unit about the size of a desktop printer, is at the centre of a paradigm shift in how patients presenting to the Emergency Room (ER) are assessed. While physicians currently use educated guesswork or order one lab test after another to help make their diagnoses, the FilmArray® system can test for 20 or more pathogens from a single specimen in about an hour.

Replacing guesswork with clinical certainty

This innovation, called a syndromic approach to diagnostic testing, complements the way physicians work through the process of making a diagnosis. “Having the ability to obtain test results and to quickly make a diagnosis has benefits for both patients and physicians,” says François Turgeon, Senior Clinical Marketing Manager at bioMérieux Canada.

Studies seek to bolster evidence

The company is currently supporting studies to test the hypothesis that a syndromic approach to laboratory testing will add sufficient value to justify its cost. In a clinical study at Montreal’s CHU Sainte-Justine pediatric hospital, children presenting to the ER with respiratory symptoms (about 280 patients so far) provide a specimen for testing using FilmArray®. The diagnosis—and the right course of action—are determined right on the spot, versus the conventional approach that would keep the child in observation for the time it takes to go through a battery of tests (up to three or four days).

Will users see the value?

“This innovation is more expensive, so we hope to show that it saves hospital resources and improves patient care,” says François. “We also want to know if physicians and laboratory personnel appreciate having the means to quickly obtain reliable results. Do they see an increase in patient satisfaction? Do technicians find the equipment easier to use?”

The goal of this research is to help persuade stakeholders that innovation can make a significant contribution to improvements in the healthcare system, from multiple perspectives:

  • Less waiting and uncertainty, better outcomes and greater satisfaction for patients

  • Fewer delays and more precise decision-making for physicians

  • Greater efficiency and simplicity for laboratory technicians

  • More rational use of scarce hospital resources, for administrators

A second study, involving adults with respiratory symptoms at Vancouver General Hospital, will have a more limited objective: to determine if reducing the time to diagnosis yields a cost advantage to the system due to spending less time on the ward, avoiding unnecessary tests, and so on. 

Rapid diagnosis of GI complications

A third study, at Maisonneuve-Rosemont hospital in Montreal, uses the syndromic approach to diagnose gastrointestinal (GI) symptoms. Study participants, about 100 so far, are bone marrow transplant recipients whose immune systems have been wiped out by anti-rejection drugs, so they are vulnerable to developing GI issues.

When these patients develop symptoms, the challenge is to determine whether they are having an adverse reaction to their medications or to the transplanted marrow, or if they caught a virus or picked up a bacterial infection. Physicians have been using FilmArray® to help them make a diagnosis.

Early results from this study indicate that about 25% of patients had a change in their management as a direct result of testing; the next step will be to review patient files to assess the clinical impact and cost savings attributable to these changes.

“So far, every clinical oncologist we have spoken to wants to keep using FilmArray®. The final analysis will tell us if it makes economic sense.”

- François Turgeon, bioMérieux Canada

Encouraging signs of collaboration

Healthcare in Canada is fragmented because funding is provided by the federal government, but budgets are set by each province—and some provincial regimes are more progressive than others. François likes what is happening in Alberta. “They gathered suppliers together in 2015 and announced that they had identified areas, such as critical care and cancer, where they saw room for improvement. They challenged companies to propose innovative solutions.”

According to François, this is a more enlightened approach than exists in other provinces, where companies can propose a new technology but usually have no idea where problems exist that their technology could address. By comparison, Alberta’s approach is more collaborative. “It would be great to have this kind of approach in Quebec, because we could help our partners in healthcare find innovative solutions.” 

François says this type of initiative could also move the conversation forward in more provinces, once bioMérieux recruits local advocates who understand the value of the syndromic approach. “If we get the results we hope for, it will confirm that bioMérieux is at the forefront of infectious disease diagnosis, specifically with respect to taking a syndromic approach.”

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Un extra pepperoni avec ça?
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Un extra pepperoni avec ça?

Vous n’avez probablement jamais accordé une attention particulière au pepperoni sur votre pizza... jusqu’à aujourd’hui.
6 juin 2016 - Industrie

Un extra pepperoni avec ça?

Vous n’avez probablement jamais accordé une attention particulière au pepperoni sur votre pizza... jusqu’à aujourd’hui.

The last time you chowed down a pizza at half-time or during movie night on the couch, it’s all but certain that the pepperoni and some of your other pizza toppings were made by Les Produits Alimentaires Viau Inc., a Laval, Quebec based food company. An international pizza chain is just one of dozens of customers Viau supplies with sliced meats, Italian sausage, meatballs, steak and so on. What’s more, Viau was the first company in Canada to produce dry cured pepperoni, which makes the ideal pizza topping.

And this has to do with bioMérieux because…

Didier Leroux, Director of Operations at Viau, credits a long-standing collaboration with bioMérieux for some of the company’s success. “For as long as I can remember we’ve had an in-house laboratory to do our own quality and safety testing. It’s part of our mentality. We think of the lab as an essential step in the process of meat transformation, just like the slicers and grinders,” says Didier. 

Most of the laboratory test equipment is from bioMérieux. Didier says “they have a good team and their products work well and are very reliable. Every time a client visits our plant they come away impressed with the laboratory. We have been well served over many years by bioMérieux and it has been a great partnership.”

Accredited in-house laboratory is a win-win for Viau

  • Fast test results help reduce costly production downtime
  • Allows protection of proprietary information
  • Ensures consistent product quality
  • Demonstrates a commitment to food safety

“When Viau was still a small enterprise, having our own laboratory was a way of showing potential customers that we take food safety very seriously. It’s not a stretch to say it was partly a marketing tool,” says Didier. As he sees it, some fast food restaurants are very demanding because they cannot afford to jeopardize their brand name. “It’s hard to quantify the impact of having our own lab in dollars and cents, but it reassures our clients and gives us peace of mind as well. How do you place a value on that?”

Viau was the first company in Canada to invest in an industrial microwave oven to thaw their meats and in infrared technology to analyse their products on the line.  “We are constantly on the lookout for new technology that can improve our ability to detect problems as quickly and precisely as possible; the cost of this technology is a secondary concern,” he says.

Build it and they will come?

The plant in Laval includes five new slicing rooms, each with its own completely independent plumbing and ventilation system, an array of UV lamps to provide continuous air purification – and production workers suited up like astronauts – all with the aim of reducing the risk of cross-contamination. Viau is the only meat transformation company in Quebec to offer high pressure pasteurization (HPP), which is performed after products are packaged.

According to Didier, part of the current business plan is to offer slicing, packaging, pasteurization and laboratory testing for companies with private label brands. “We think that sooner or later, a number of large supermarket chains could come knocking. It really is a ‘vision thing’ and we are ready today to take on new growth.”

Look for Viau Italian-style prepared and sliced meats at your grocers under the Fantino & Mondello brand name. Visit fantinomondello.ca to learn more and to see mouth-watering recipes.

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Dépister pour mieux protéger
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Dépister pour mieux protéger

Bien que l’approvisionnement alimentaire du Canada compte parmi les plus sûrs au monde, chaque année, environ 4 millions de Canadiennes et de Canadiens souffrent de maladies d’origine alimentaire.
16 décembre 2015 - Industrie

Dépister pour mieux protéger

Virus ou bactéries, à qui la faute?

The Canadian food supply is one of the safest in the world. However, the Public Health Agency of Canada estimates that each year approximately 1 in 8 Canadians gets sick due to domestically acquired foodborne diseases. No food safety system can guarantee zero risk. At any point in the production system, food can become contaminated with bacteria, viruses, parasites, chemicals or undeclared allergens.

Viruses account for about 65% of known cases of foodborne illness in Canada.

To help address the issue of foodborne illnesses, the Government of Canada recently announced the establishment of the Food Virology National Reference Centre at the Canadian Food Inspection Agency (CFIA) laboratory in St. Hyacinthe, Quebec. The Centre will be part of the Food Safety Information Network (FSIN) announced earlier this year. The FSIN will be implemented incrementally over five years, linking federal and provincial food safety authorities and accredited laboratories across the country. The Centre will further enhance Canada's ability to effectively detect viral contaminants in food, such as noroviruses and hepatitis A.

The Food Virology National Reference Centre will:

  • Develop strategies to detect, quantify and characterize foodborne viruses in complex food conditions;
  • Study foodborne, emerging and zoonotic viruses in the food chain;
  • Research viral indicators to assess food and water safety;
  • Evaluate prevention approaches, risk mitigation and analyses; and
  • Provide testing services and scientific advice on potential foodborne contamination.

Did you know?

An estimated 4 million Canadians get sick each year due to foodborne diseases.

bioMérieux’s Industry Unit has a wide range of microbiological control solutions dedicated to food safety and quality. In January 2015, bioMérieux added to its already broad food testing solutions portolio by acquiring CEERAM (European Centre for Expertise and Research on Microbial Agents), an innovative virology laboratory specializing in the detection of foodborne and environmental viruses. CEERAM has developed internationally recognized expertise for the detection of foodborne viruses using molecular biology techniques. The company has a comprehensive range of molecular virology reagents, in particular focused on the identification of noroviruses and hepatitis A and E viruses in foods.

There is still work to be done to prevent and control foodborne illness in Canada, to focus efforts on pathogens that cause the greatest burden, and to better understand foodborne illness without a known cause. bioMérieux hopes to help reduce this burden through its technologies and ongoing research.

Références: 
Government of Canada. Backgrounder: Government of Canada establishes centre for food virology: http://www.inspection.gc.ca/food/action-plan/backgrounder/eng/1437602715302/1437602947865.
Government of Canada. Food safety investigations: http://www.inspection.gc.ca/food/information-for-consumers/food-safety-investigations/eng/1332299626115/1332299812611.
Public Health Agency of Canada. Estimates of foodborne illness in Canada: www.phac-aspc.gc.ca/efwd-emoha/efbi-emoa-eng.php
bioMérieux Press Release
Biomérieux Annual Report, 2014.pdf

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Plus de connaissances, moins de risques
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Plus de connaissances, moins de risques

La résistance aux antimicrobiens (RAM) survient lorsque les antibiotiques perdent complètement leur efficacité à traiter les infections ou que celle-ci se voit diminuer.
16 décembre 2015 - Santé

Plus de connaissances, moins de risques

Contrer la résistance aux antimicrobiens, cette menace pour la santé publique mondiale

What is antimicrobial resistance (AMR)? AMR occurs when antibiotics completely lose or have diminished effectiveness to treat infections. This happens because microbes change by mutating or acquiring genetic information from other microbes to develop resistance. Unfortunately, AMR is a natural phenomenon accelerated by the overuse and/or inappropriate use of antimicrobial agents in both people and livestock. As a result, resistant strains survive and aggregate, limiting treatment options for common infections.

Why is AMR a concern? Because the risk of morbidity and mortality is higher in patients infected with resistant strains. And because the overall societal costs associated with the treatment of AMR are staggering. In the US alone, it is estimated that AMR results in up to $20 billion in direct costs and up to $35 billion in indirect costs. 

Antimicrobial resistance is recognized as a global public health priority by healthcare organizations, including the World Health Organization (WHO) and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Advanced knowledge of microorganisms is crucial to fight back and bring them under control. The contribution of microbiology is essential at each step in the fight against AMR. With over 40 years of expertise in microbiology, bioMérieux is committed to the fight against AMR and works in close partnership with healthcare professionals to provide the most relevant solutions. One example of the company’s commitment is their funding of the Global Point Prevalence Survey, which was created by a group of worldwide experts at the 4th World Hospital-Acquired Infections (HAI) Forum in 2013. This study, launched in 2014, is designed to provide a global snapshot of antimicrobial resistance and utilization. Unprecedented in scope, it is being coordinated by the University of Antwerp Hospital (Belgium). In 2015, they expect to mobilize more than 700 hospital centres in more than 70 countries across all continents. The information obtained will be used to initiate a global database dedicated to tracking the consumption of antibiotics and antimicrobial resistance in hospital settings.

In June 2015, bioMérieux participated in the United States’ White House Forum on Antibiotic Stewardship to discuss possible ways of implementing changes over the next five years directed at slowing down the emergence of antibiotic-resistant bacteria, preventing the spread of resistant infections and preserving the efficacy of existing antibiotics.

Through measures such as these, bioMérieux hopes to assist hospitals and patients worldwide in combating AMR, improving outcomes and retaining the value of microbial treatment options.

Références: 
World Health Organization
Antimicrobial resistance: global report on surveillance, 2014
bioMérieux Press Releases
Global experts engage in the fight against antimicrobial resistance during the World HAI/Resistance Forum organized by bioMérieux.
bioMérieux Annual Report, 2014.pdf

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Votre laboratoire est-il LEAN?
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Votre laboratoire est-il LEAN?

Saviez-vous que la grande majorité (87 %) du temps alloué aux opérations d’un laboratoire de microbiologie hospitalier moyen n’est pas consacrée à des activités « fondamentales »?
16 décembre 2015 - Santé

Votre laboratoire est-il LEAN?

Une efficacité accrue pour de meilleurs soins aux patients

Did you know that the vast majority (87%) of process time in the average hospital microbiology laboratory is not spent on “core value” activities? This statistic is worrying, as the lab is the linchpin for nearly every treatment decision within the hospital, and the speed and accuracy with which results are provided is critically important to the well-being of patients. 

What contributes to “wasted” time in labs? On average, process time is spent as follows:

  • 5% on backlog requests
  • 23% on extra work performed because of missing information
  • 27% waiting to complete the next “core value” step due to unavailable staffing or equipment
  • 4% on unnecessary motion (e.g., walking to the next task)
  • 12.5% on review and quality assurance
  • 7% on call or log information
  • nearly 10% on correcting quality issues

In our approach, waste actually refers not to the true value proposition offered by the microbiology laboratory: its expertise, time and capital,” said Anne Beal, Manager of the Workflow Optimization Team at bioMérieux. “[The waste] is not a tangible thing, but the relationship of the laboratory as a resource and the members of the laboratory staff. This is not the kind of waste that ends up in a garbage can, but it is in a very real sense a missed opportunity to improve the core value of the microbiology laboratory.

LEAN Lab Design is a service offered by bioMérieux. The service applies LEAN®/Six Sigma® principles to the microbiology lab. This service involves observation of the lab in its current state, such as the physical layout and the manner in which samples are processed. At the end of the process a roadmap is provided, outlining how the lab can improve processes to reduce waste and improve efficiency, while simultaneously increasing the quality of results and reducing errors.

For example, when the LEAN Lab assessment was performed at the Children’s National Medical Center in Washington, DC, it was discovered that approximately 20-25% of their workload was collected during the time of day when the lab had limited staff to process specimens. This issue was illustrated in a “Pareto diagram,” as shown in Figure 1.

Figure 1: Analysis of staffing and specimen volume

As a result of this analysis, the lab adjusted their staffing patterns in an appropriate fashion. Once this and other adjustments were made to the lab after their LEAN assessment, turn-around times (TATs) were compared from identical six month periods, pre- and post-LEAN. The results revealed that there was a significant improvement in TATs, with the Center gaining on average a complete day in their positive culture TATs post-LEAN (see Table 1). 

 

Table 1: Days of the week: pre- and post-LEAN positive culture TATs

LEAN lab assessments can prompt thought evolution among lab technologists, because they are made to be part of the process and are part of the desire to provide better services to their physicians and patients.

Références: 
Campos J. LEAN Lab Implementation Improves Turnaround Times and Leads to Faster Results and More Confident Clinical Decision Making: http://www.biomerieuxconnection.com/11-15-11-lean-lab-implementation.html.

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Lʼantibiothérapie est-elle indispensable?
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Lʼantibiothérapie est-elle indispensable?

La technologie de désorption-ionisation laser assistée par matrice utilisée avec un analyseur à temps de vol (MALDI-TOF) permet d’effectuer l’identification microbiologique plus rapidement que les méthodes traditionnelles, à un coût abordable.
16 décembre 2015 - Santé

Lʼantibiothérapie est-elle indispensable?

Une technologie de pointe pour votre programme de gestion des antimicrobiens (PGA)

Matrix Assisted Laser Desorption Ionization Time-of-Flight (MALDI-TOF) technology—better known as Mass Spec—is used for rapid microbial identification. With this technology, organism proteins are analyzed to generate unique fingerprint patterns that are matched against a comprehensive database of relevant organisms.

VITEK® MS technology is providing rapid microbiological identification faster than traditional methods at an affordable cost. Rapid identification is key in enabling physicians to implement the right antibiotherapy. The technology has sped up identification time and it helps to get patients on appropriate antibiotics sooner, when they are needed.

Most larger health institutions in Canada have experience with such systems. One such lab is that of Dr. Victor Leung, the Medical Director of Infection Prevention and Control and the Physician Lead of Antimicrobial Stewardship at Providence Health Care, at St. Paul’s Hospital in Vancouver, British Columbia. Several years ago, his lab began using the Mass Spec technology from bioMérieux (VITEK® MS), and developed a business plan to support the acquisition of this new technology and clinical guidelines for improving patient care. He and his team have been using it clinically for about a year and a half.

Dr. Leung’s centre has developed an impressive, multifaceted Antimicrobial Stewardship Program (ASP) that incorporates technologies, processes and people. The ASP, including VITEK® MS, has significantly decreased the antibiotic spending within the institution. The program involves a team that is very supportive at all levels of the organization and includes physicians, microbiologists and pharmacists who all have a vested interest in microbial utilization in their hospital. There is a clinical working team, which consists of a physician and a pharmacist, who track and review cases of patients on antibiotics and make recommendations on how they should be managed. The bacteremia program incorporates the use of the Mass Spec technology and the test results are texted to the research team. “Our vision is really to ensure people are on appropriate antibiotics at the right time,” says Dr. Leung. He also believes that the technology, in conjunction with his ASP, has improved internal dialogue, enhancing education for both clinicians and the laboratory staff.

But what does all this mean for patients? According to Dr. Leung, “It means that sometimes they are not getting an antibiotic they don’t need. Sometimes they are getting an antibiotic sooner. Sometimes they are getting more comprehensive review from the ASP early on, because the team has more input about the case. This rapid identification can allow them to be on the best antibiotics as soon as possible with a better management strategy review.”